IMPACT DANS LA NBA

  • Performances sportives

Entré en NBA par la grande porte, Allen Iverson est sélectionné en première position par les Sixers de Philadelphie pendant la draft de 1996. Après un parcours sportif scolaire remarqué, Iverson s’impose comme le nouveau prodige du ballon orange : « The Answer ».

Au lycée Bethel à Hampton, Iverson flotte entre le basket et le football américain, il préférait d’ailleurs ce dernier car il trouvait que le basket n’était pas un sport assez physique. Allen, malgré sa corpulence svelte, jouait au poste de quaterback.

En 1994, après sa sortie de prison à l’issu d’un procès douteux (une affaire de bagarre sur fond de propos racistes), Iverson intègre l’université de Georgetown sous les directives du coach John Thompson où il sera élu deux fois défenseur de l’année de la « Big East Conference » et il obtient la médaille d’or avec l’équipe des États-Unis aux championnats du monde universitaire.

Iverson quittera Georgetown comme le meilleur marqueur de l’histoire de l’équipe. La maladie de sa sœur et sa nécessité de soins couteux lui feront sauter le pas plus rapidement vers la draft NBA.

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  • Rôle de Franchise Player

Iverson s’impose dès ses premières saisons comme le pilier de son équipe autrement dit : un franchise player.

Dès son premier match il sera titularisé, il inscrira 30 points et délivrera 6 passes décisives.

The Answer annonce la couleur. Dès sa première saison, il enchaine records et statistiques de jeu solides. Il devient le seul rookie (nouvelle recrue) à inscrire plus de 40 points pendant 5 matchs consécutifs dépassant même Wilt Chamberlain.

Durant la saison 2000-2001, il réussira même à emmener les Sixers en finale mais s’inclinera face aux Lakers de Shaquille O’neal et Kobe Bryant, faute d’un vraie appuie offensive malgré des performances excellentes d’Allen.

Iverson est un joueur qui remplit les salles par ses capacités techniques offensives et défensive incroyable. Réputé pour son crossover ravageur et son habilité aux shoots mi-distance, Allen Iverson est l’ennemi de toutes les chevilles fébriles. Il réussira même un crossover iconic sur la personne de Michael Jordan, pour terminer avec un shoot mi-distance au niveau de la ligne des lancer francs. Son physique de 75kg pour 1m82 n’est en aucun cas un obstacle pour le jeune Allen, il est capable de dunker aussi bien en contre-attaque que sur une claquette (c’est-à-dire de récupérer la balle en vol pour la dunker).

Son style de jeu est très calqué sur un jeu de « playground » ou de ce que certains appellent le « streetball », un mode de jeu très offensif et technique. Iverson donnera naissance à beaucoup d’héritiers de ce style sur les terrains amateurs.

  • Style vestimentaire

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Son aura grandissante, c’est également dans ses vêtements et son style qu’Iverson la cultive. Sa devise : « Si je suis bien habillé, je jouerais bien ». Faire en sorte que son uniforme soit toujours en accord avec ses chaussures (comme Michael Jordan et ses Air Jordan 1 Bred) était le maitre mot.

Son style, c’était lui, c’était ce qu’il avait envie d’être. En très peu de temps, Allen s’était déjà fait marquer la peau à l’encre 7 fois, dont les « Hold My Own » (Je me débrouille) et « Only the Strong Survive » (Seuls les plus forts survivent) représentatif de son état d’esprit. Il arborait des tresses, il portait des vêtements plus larges et des chaînes. Il se fichait de ce que la NBA pensait de son style car pour lui c’était simplement une manière de s’exprimer et son style bien que sulfureux pour les dirigeants de la ligue était un style qui faisait vendre. Allen était la voix de la nouvelle génération : « The Answer ».

Allen ne faisait rien d’interdit techniquement, mais il avait osé faire ce que les autres n’avaient pas fait. Aller contre l’éthique de la NBA. Son style a toujours fait grincer des dents, mais quand les dirigeants de la ligue ont remarqué que les autres joueurs commençaient à s’habiller de manière similaire, à porter des durags, des chaines en argent et des vêtements larges, David Stern instaura d’une main de fer le « Dress Code ».

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INFLUENCE DANS LA MODE 

  • Partenariat avec Reebok

Il avait déjà un deal avec Nike au lycée et à l’université, mais après avoir vu les différentes opportunités qui s’offraient à lui, Reebok semblait être un meilleur choix.

Les marques de sports tournaient autour de lui bien avant son NBA Draft en 1996. Ce qui faisait réellement la différence pour Allen, c’était de savoir s’il aurait sa propre paire de chaussure ou non. Le jour du draft, on pouvait non seulement voir son maillot des Sixers par-dessus son costume mais aussi un petit pins du logo de Reebok accroché à ce même costume et visible sur toutes les photos de la presse.

Contrairement à la plupart des joueurs à ce moment-là, Allen avait déjà sa propre chaussure qui était prête la nuit d’ouverture de sa première année en tant que joueur en NBA. Cette paire, « The Question », avait déjà été conçue avant le partenariat avec Iverson. Reebok voulait se lancer dans les paires de basketball et ils l’ont appelé ainsi car ils ne savaient pas ce qu’ils allaient faire de ce modèle à l’époque.

La paire était soldout dès le deuxième jour de vente et c’était une des premières pour une collaboration avec un rookie. Allen faisait vendre, il était admiré en tant que sportif et en tant qu’homme, il avait une influence sur la culture.

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La première publicité d’Iverson a été diffusé pendant « New York Undercover », une de ses émissions préférées. Sa deuxième paire, The Answer, a été cette fois, élaborée et crée avec Allen Iverson, en tenant compte de ses goûts et de sa personnalité. Cela montre à quel point Reebok était soucieux des goûts d’Allen car c’est bien ça qui faisait vendre.

  • Influence sur les autres joueurs de la NBA

Comme on l’a dit avant, le style d’Iverson était très identifiable, c’était un mélange d’inspiration old school et du style hip hop moderne. Il avait des tresses, des tatouages, des maillots de baskets vintage Mitchell & Ness, des bandeaux personnalisés pour la tête, les bras et même des mini bandeaux pour les doigts.

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On commençait à voir des superstars comme Kobe, se rapprocher des codes ramenés par le numéro 3 des Sixers. Des rookies, entraient en NBA en adoptant son style.

John Wall, par exemple, avoue qu’Allen Iverson est son joueur de basket préféré de tous les temps et qu’il a déjà porté et joué avec toutes les chaussures qu’Iverson a créé.

  • Héritage pour les nouveaux influenceurs

Allen en a inspiré bien d’autres qui ne sont pas joueurs de basketball ou même sportifs. En 2016, pour les 20 ans de la paire The Question, Teyana Taylor (chanteuse et danseuse connue pour son style hip hop), a sorti la Question Mid « Teyana Taylor », un coloris rouge monochrome. La même année, Melody Ehsani (créatrice de bijoux) nous offrait une photo des femmes les plus importantes de la vie d’Allen Iverson, ses trois filles et son épouse portant sa propre version des Questions. Le tatouage d’Iverson « Hold My Own » apparait sur la languette.

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  • Références à Iverson dans le rap

La dernière caractéristique d’Iverson est qu’il était un grand fan de rap. En fait, il faisait partie intégrante de la culture hip hop et il en fait toujours partie aujourd’hui d’ailleurs. De Rakim à Kendrick Lamar, en passant par Drake, Allen est clairement dans les esprits de meilleurs rappeurs.

Drake semble être un véritable fan, il fait référence au basketteur dans au moins 3 de ses musiques. Dans Thank Me Now, il dit : « That’s around the time that your idols become your rivals. You make friends with Mike but got to A.I. him for your survival » (c’est le moment où tes idoles deviennent tes rivaux. Tu deviens pote avec Mike mais tu dois lui faire une Allen Iverson pour survivre). Il parle évidemment du fameux crossover.

  • Liens avec des rappeurs

Reebok cherchait un rappeur pour faire une des pubs pour Allen Iverson. Ils avaient des contacts avec l’équipe de Nas mais Allen a refusé. Il voulait quelque chose d’authentique donc il voulait que le rappeur soit quelqu’un qu’il connaisse, de préférence une personne avec qu’il avait déjà joué au basket. L’équipe a donc choisi Jadakiss, un ami proche d’Allen, qui apparut dans plusieurs pubs. En regardant les pubs, on comprend mieux qui est Allen Iverson, on voir ce que la culture hip hop lui a apporté et vice-versa.

Encore une fois, à l’occasion d’une publicité pour Reebok, Allen a échangé avec le rappeur Nelly avec lequel il avait déjà joué avant. La vidéo est une sorte de court-métrage qui semble être à la fois un match entre ami mais aussi une interview grâce à laquelle le téléspectateur peut apprendre à connaître Allen.

 

 

  • Son album de rap

Allen était joueur de basket mais il rêvait aussi de devenir rappeur et tous les rappeurs voulaient être ami avec lui. C’est pour cela qu’il s’est mis en tête d’enregistrer son premier et dernier album sous le pseudonyme Jewelz, intitulé Non-Fiction. Sa carrière de rappeur était brève mais cela ne l’a pas empêchée d’être sujet à controverse.

Suite à la sortie de son premier single 40 bars, Allen a été accusé d’être misogyne, violent et homophobe. Le morceau contient, en effet, tous les codes du gangsta rap. Finalement, cet album n’a jamais été mis en vente car, à cause paroles jugées trop violentes, la NBA craignait que Non-Fiction empiète sur leur image. David Stern, le commissaire de la NBA, s’est exprimé à ce sujet : « Allen Iverson s’est fait du tort à lui-même, mais aussi aux Philadelphia 76ers, à ses coéquipiers et certainement à toute la NBA. »

Aujourd’hui, A.I. regrette énormément d’avoir réalisé son album car il estime avoir eu une mauvaise influence sur la jeunesse. Il estime que son statut de franchise player et la forte influence qu’il avait sur la jeunesse était trop importants pour qu’il puisse sortir un album aux paroles si dégradantes. Cependant, Allen ne sera pas le dernier à flirter avec la vie de rappeur. Kobe Bryant s’est fait plaisir à poser un couplet sur le classique, Say My Name  des Destiny’s Child.

Et pour tous les ballers de petite taille qui galèrent à rentrer dans la raquette, n’oubliez pas… « Only The Strong Survive » !

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Publié par :Scott

Un commentaire sur “Quel héritage nous a laissé l’icône du ballon orange, Allen Iverson ?

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